31 jan — 23 fév
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Hiroshima
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Hiroshima

広島
10 fév → 12 fév · 3 jours

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Le voyage se passe sans encombre et nous arrivons à l'hôtel dans une chambre spacieuse qui nous réserve une superbe vue depuis le 19ᵉ étage. Une fois installés, nous partons explorer le quartier. Nous entrons dans un bar à l'ambiance étrange. Le lieu est atypique, plein d'objets en tout genre : casse-tête, décoration kitsch, canapé chat, bref loin du style japonais épuré (wabi sabi). Nous allons ensuite au restaurant déguster la spécialité locale Hiroshima style okonomiyaki, un copieux délice.

Nous partons pour une visite guidée de la ville d'Hiroshima avec Rika. Alors que nous commençons par une petite marche, nous passons devant des arbres survivants de l'attaque atomique. Ainsi, ils poussent maintenant penchés en raison du souffle de l'explosion. C'est très surprenant que ces arbres aient survécu puisqu'au moment de l'explosion la température atteignait 3000 à 4000° au sol. La guide nous éveille également aux rituels shintoïstes afin que nous ne fassions plus de faux pas à l'entrée des shrines. Par la suite, nous montons dans le tram en direction du jardin Shukkei-en, un charmant jardin japonais. Rika nous apprend que le tram qui avait subi d'importants dégâts suite à l'explosion de la bombe atomique le 6 août 1945 a repris du service 3 jours après (ilevia a quelques leçons à prendre). Le jardin, bien que situé en plein centre-ville, dégage une ambiance zen. E

Nous rejoignons un petit café typique choisi pour le déjeuner en parcourant le château d'Hiroshima reconstruit à l'identique après l'explosion de la bombe. Nous traversons de plus un torii qui avait résisté à l'attaque mais a été déplacé suite à la reconstruction de la ville. En attendant notre plat, Rika nous apprend à faire des grues en origami, emblème de la ville. En effet, Sadako Sasaki, une petite fille ayant survécu à l'attaque du 6 août, tomba malade quelques années plus tard (leucémie comme de nombreux survivants de l’explosion). Dans l'espoir d'une guérison, selon une légende japonaise qui voulait que quiconque réalisait 1000 grues en origami voyait son vœu exaucé, Sadako se lance dans la réalisation de grues en papier d'une précision incroyable.

Nous reprenons le cours de notre visite et partons pour le musée de la paix de l'école de FukuroMachi, qui explique en partie les dégâts causés par l'attaque. Ensuite nous partons pour le parc de la Paix, le Dôme et l'axe de la paix. La visite est prenante, nous percevons à quel point la population a été meurtrie par cette attaque. Sentiment étrange entre devoir de mémoire et vie quotidienne qui reprend son cours Pour finir, nous partons dans les rues commerçantes d'Hiroshima et demandons à Rika une boutique pour acheter des couteaux japonais. Elle nous emmène dans une boutique que nous n'aurions jamais trouvée. Expérience très sympathique.

Visite du musée du mémorial du 6 aout. Nous pouvons voir des objets et des vêtements de victimes de l'explosion. Le musée a collecté de nombreux objets, les expose en racontant l'histoire des victimes. Ainsi, il est assez émouvant d'observer ces objets du quotidien témoigner indirectement de la cruauté de cette attaque. Ensuite, nous partons en croisière pour Miyajima, une petite île au large d'Hiroshima, pour une escale nature.

À l'arrivée sur l'île, nous avons l'impression d'arriver au Mont-Saint-Michel. Tout est programmé pour accueillir les touristes à la journée. À la sortie du bateau, nous tombons sur une boutique qui vend les spécialités locales, le momiji manju, en forme de feuille d’érable. Sans surprise, le gâteau est mou, fourré à la pâte de haricots rouges. Pas mauvais, mais pas non plus incroyable. Nous passons ensuite devant l'Itsukushima Jinja Shrine, le spot Instagram de l'île. Le Shrine est beau surtout au coucher du soleil. Nous rejoignons ensuite notre hébergement. Nous sommes dans une maison typique japonaise. La maison est propre, mignonne, mais il y fait relativement froid (la sobriété énergétique n'est pas de mise au Japon et l'isolation y est souvent précaire). De plus, nous nous dirigeons vers le temple à proximité du ravissant Airbnb. Au passage nous faisons quelques rencontres atypiques (l'île est peuplée de nombreux dains en liberté). Mathilde n'est pas très rassurée à l'idée de les croiser. Les dains quant à eux sont parfaitement indifférents à la présence humaine.

Nous entamons la journée par la visite du temple bouddhiste Daisho In. Ce temple situé légèrement en hauteur jouit d'une situation privilégiée au pied du mont Misen dans un endroit qui inspire la paix et la spiritualité. Un des édifices qui nous a le plus impressionnés du séjour, la Henjyokutsu cave. Nous visitons également un souterrain dans le noir, avec uniquement des icônes bouddhistes éclairées. Ainsi, il permet de simuler notre naissance spirituelle pour nous purifier et l’expérience est très apaisante. Après cette visite, sur les conseils de Rika, notre guide à Hiroshima, nous partons apprécier un petit déjeuner de qualité. Nous y goûtons un délicieux cake au citron (Hiroshima étant assez réputé pour les agrumes). Nous partons ensuite pour une longue journée de randonnée et commençons notre ascension dans l'idée de traverser le nord de l'île. Le balisage des sentiers est toujours assez rudimentaire mais grâce à (principalement) Komoot et (en très petite partie) au sens de l'orientation de Matthieu nous arrivons à bon port. L'autre partie de l'île située à une bonne heure de marche de la zone touristique est complètement différente. Nous passons devant un village de vacances désaffecté avec l'envie de faire de l'urbex. Sur les anciens terrains de sport, de nombreux daims se reposent. Après quelques photos, nous rentrons dans le cœur touristique afin d'attaquer la deuxième partie de la randonnée : l'ascension du mont Misen, la montagne sacrée de l'île. Cette randonnée est composée de nombreuses marches pour notre plus grand plaisir. Les jambes se font lourdes en fin de trajet mais il ne faut pas traîner si nous souhaitons rentrer avant la tombée de la nuit. Au sommet la vue est dégagée mais une légère brume (ou la pollution) nous empêche de distinguer les subtilités du panorama. Ensuite, nous empruntons un autre chemin pour rentrer. La fatigue se fait sentir surtout chez Mathilde… Comme nous traversons “la forêt primaire” de l'île et qu’il commence à se faire tard, on doit se dépêcher de descendre les quelques milliers de marches irrégulières qui nous séparent du rivage. Le repas du soir se fera dans un petit restaurant tenu par un chef qui est également serveur et plongeur… Pas de cauchemar en cuisine au Japon, le repas est excellent et l’homme-orchestre très gentil et parle d’ailleurs quelques mots de français.

La journée débute par la visite du temple Itsukushima Shrine avant que la foule n'afflue pour réaliser la photo Instagram.

Ensuite nous partons pour une activité 1000 % touristes : l'essai d'un kimono suivi d'une cérémonie du thé et d'un atelier de calligraphie.

Matthieu arbore un superbe kimono bleu avec une veste pourpre. Pour Mathilde ça sera un kimono rouge avec des fleurs et une ceinture noire. La marche en kimono avec claquettes en bois est loin d'être intuitive.

Après quelques photos dans le jardin, nous partons pour la cérémonie du thé simplifiée (chanoyu).

Déguster un matcha est un art. La dame nous explique les subtilités de sa préparation et ensuite la bonne façon de le déguster.

La dégustation s'effectue dans un silence presque religieux. Le process est précis et raffiné.

  • Être assis à genoux, les mains sur les genoux
  • Saluer le bol en s'inclinant
  • Saisir le bol de la main droite avec la paume de la main gauche sous le bol.
  • Tourner dans le sens horaire pour que la décoration pointe vers l'interieur
  • Boire le matcha en 3 gorgées en aspirant la mousse à la fin
  • Essuyer le bol en saisissant le bol avec le pouce et l'index droit
  • contempler le bol
  • tourner de nouveau le bol afin que la décoration du bol pointe vers l'extérieur en signe de respect des autres convives.
  • Les ustensiles nécessaires à la préparation du thé sont ensuite reposés sur le plateau pour le remettre dans sa configuration initiale.

Nous comprenons enfin le mot d’explication sur la consommation du matcha que nous avons eu à Tokyo.

Nous partons ensuite pour l'atelier calligraphie. Découverte de l'écriture Kanji. Mathilde, de nature habituellement patiente, montre quelques signes de frustration lors de cette activité car la réussite n'est pas si évidente.

Nous reprenons ensuite le cours de notre journée et nous promenons dans le cœur touristique de la ville avant de rejoindre Kobe.